COMMENT L’ EMETTRE ET  LA RECEVOIR

 

Le  ton a monté, la conversation s’est bloquée… et la réflexion est sortie !

 

(source http://www.ecoutetoncorps.com)

 

La critique pointe son nez, elle a mauvaise réputation. Pourtant elle aide l’autre à progresser à condition d’être bien formulée et bien reçue. Elément de la communication authentique,  elle peut être constructive et permettre de mettre les “pendules à l’heure”.

        Mais ce qui pose le plus souvent problème, c’est sa formulation… et sa réception. Peur de juger, de blesser, de perdre l’estime de l’autre, elle est pourtant  nécessaire. Nous sommes tous entre deux comportements : un passif et un agressif. Nous devons  marquer du respect à notre interlocuteur et être capable de dire ce que l’on pense et ressent en tenant compte de l’autre dans les mêmes domaines, soit être assertif. Pas évident…!

     Tout d’abord, faisons la différence entre critique et reproche.

        Faire un reproche ne vise pas à aider l’autre à changer, mais à le mettre en situation de coupable, en se centrant sur ce qui ne va pas, et pour lui faire reconnaître ses torts. Dans ce but, on joue sur l’émotion et sa culpabilité en l’accusant. Il n’y a pas d’effort de compréhension, on le blâme…

 

L’EMETTRE :

Elle se prépare : avant de la formuler, il est nécessaire de clarifier ses idées en s’interrogeant sur le problème  posé par le comportement de l’autre.

Décrire les faits : Il faut s’appuyer sur des cas concrets  et non des généralités. Ne pas accuser mais rester ouvert au dialogue.

Préciser les conséquences : on  explique à l’autre les conséquences de son attitude et on lui demande s’il est d’accord avec nous.

– Préciser la demande de changement :    On dit réellement à l’autre ce qu’on attend de lui et on lui fixe un objectif de changement  de son comportement à condition d’être réaliste et que ce soit réalisable !

Proposer son aide : On peut parfois proposer à l’autre de l’aider à changer son comportement.

 

 

 LA RECEVOIR :

l’écouter jusqu’au bout, sans couper la parole pour se défendre ou se justifier.

questionner l’autre pour lui faire préciser ses dires.

Reformuler la critique pour être sûr d’être sur le même schéma de référence et de pouvoir continuer à discuter.

Se positionner lorsque l”on est sûr d’avoir tous les éléments et d’avoir tout compris de ce qu’émet l’autre (dire et émotions).

 

Voici les règles à suivre pour faire mouche sans moucher l’autre…